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La zoothérapie auprès des personnes vivant avec l’autisme (TSA), est-ce bien de la zoothérapie ?

Depuis les vingt dernières années, au Québec, la zoothérapie est une thérapie alternative offerte presque de façon systématique aux personnes vivant avec un trouble du spectre de l’autisme. Attention !Avoir un chien à la maison ou obtenir un chien d’assistance n’est pas de la zoothérapie.

La zoothérapie est une thérapie assistée par l’animal (chien, chat, lapin etc) offerte par un zoothérapeute professionnel. Les séances se font individuellement et un plan de traitement sur le long terme est articulé conjointement avec les autres spécialistes. C’est un réel travail d’arrimage professionnel ayant comme but commun l’évolution de la personne vivant avec un TSA.

*Les chiens d’assistance offerts aux personnes vivant avec un TSA doivent être perçu comme « une aide complémentaire aux fonctions de la vie quotidienne », au même titre que ces autres chiens qui deviennent les yeux des personnes vivants avec des atteintes visuelles.

Les zoothérapeutes apprennent pendant leur formation professionnelle, la complexité et toute la richesse que demande les interventions auprès des personnes ayant un TSA. Ils se perfectionnent pour entrainer leurs animaux de façon très spécifique, pour qu’ils puissent parfaitement répondre aux multiples besoins des séances et de la personne suivie.

Zoothérapie dès le plus jeune âge

Les bénéfices sont nombreux à amorcer les suivis zoothérapeutiques dès le plus jeune âge. La mise en place de routines, des structures facilitant la compréhension du monde qui l’entoure se font avec beaucoup moins de rigidité lorsqu’elles sont supportées par la zoothérapie. Tout comme l’intégration en CPE ou encore la préparation à l’arrivée à l’école.

Les rencontres sont souvent mises en place de façon plus efficace lorsque l’enfant est plus jeune car nombreux sont les défis et apprentissages à faire. Parfois non verbaux, certains tout-petits acceptent mieux les séances de zoothérapie/langage plutôt que les modèles standards proposés. Les professionnels sont nombreux à référer en zoothérapie pour ces raisons.

Les changements d’animaux présents lors des séances offrent une multitude de bienfaits tant dans l’apprentissage des imprévus, des changements (tellement challengeant au début) que dans le rapport aux différences et des textures. L’animal ne sature pas le canal de communication et demande beaucoup moins d’interprétations de la part de l’enfant. Il peut donc être plus disponible à la tâche.

Les apprentissages se font avec motivation et en douceur. Les jeunes travaillent beaucoup en séance de zoothérapie mais ils n’en n’ont pas conscience. Chacun des animaux choisis, l’est en fonction des objectifs à travailler.

Zoothérapie, TSA et scolarité

Le parcours scolaire peut être tumultueux pour certains, lorsque les ressources en place ne sont pas suffisantes. Cependant, l’ouverture des écoles à accueillir les zoothérapeutes en leurs murs est plus que bénéfique pour tous ! Les familles se sentent épaulées car les séances se déroulent pendant les heures d’école, le jeune reçoit les ressources et le soutien dont il a besoin et les écoles peuvent répondre aux besoins et attentes de tous.

Soutien académique, soutien émotif, travail au niveau du volet social…les champs d’actions sont nombreux. Les résultats sont parlants ! Une telle continuité dans les services permet au jeune de s’y retrouver et de poursuivre cette relation thérapeutique sur le long terme. Les professionnels de l’équipe-école sont toujours emballés de voir arriver les zoothérapeutes !

Un zoothérapeute professionnel ayant reçu une formation solide aura eu les spécialisations requises pour un tel accompagnement. Les zoothérapeutes sont appelés à parfaire leur formation tout au long de leur pratique. L’IFZA offre d’ailleurs un éventail intéressant de formations continues, basé sur les besoins des milieux et des clientèles.

Les défis de l’âge adulte

De la façon qu’est construit notre système, les familles reçoivent du financement pour offrir thérapies et de l’accompagnement jusqu’à ce que le jeune atteigne 21 ans. Parfois 26 ans selon certains diagnostiques. Par la suite, la famille devra voir à offrir elle-même une continuité dans les services qu’elle souhaite prolonger. Les ressources sont peu nombreuses et l’attente est, sans surprise, souvent un frein à l’obtention de ces services.

Les zoothérapeutes sont souvent appelés en renfort tant dans les familles naturelles que dans les ressources intermédiaires et les milieux de vie. Dans un désir de maintien des apprentissages, des acquis et pour poursuivre cette belle évolution, les zoothérapeutes accompagnent les personnes adultes vivant avec un TSA.

Les besoins communicationnels, les besoins sensoriels, d’adaptation et les besoins personnels sont toujours bien présents chez ces adultes et la présence de séances de zoothérapie dans leur quotidien fait toute la différence !

La reconnaissance

La reconnaissance de la profession de zoothérapeute et ses bienfaits ne cesse de croître. Les divers professionnels (orthophonistes, ergothérapeutes, neuropsychologues, corps enseignant, psychologues, etc…) sont unanimes: la zoothérapie a sa place au sein des multiples interventions faites auprès des personnes (enfants ou adultes) vivant avec le spectre du trouble de l’autisme.

Assurez-vous que votre zoothérapeute ait suivi une formation rigoureuse (L’IFZA offre 1000 heures de formation), qu’il possède les spécialisations nécessaires et qu’il soit couvert par une assurance professionnelle. 

Par Audrey Desrosiers – zoothérapeute et enseignante


Vous êtes un professionnel ou vous souhaitez vous spécialiser/former en zoothérapie ? Contactez IFZA [email protected] ou visitez www.zootherapie.ca

Vous souhaitez offrir des séances de zoothérapie/langage ? Contactez [email protected] ou visitez www.laboiteaparoles.com

Vous êtes une ressource/CPE/école et vous souhaitez offrir des services de zoothérapie ? Contactez [email protected] ou visitez www.auboutdumuseau.com

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