zootherapie et dyslexie

La zoothérapie appliquée à la dyslexie et la cause de la dyslexique trouvée !

Comprendre

 

La dyslexie s’inscrit dans les troubles d’apprentissages et vient avec bon nombre de défis pour la personne qui en souffre: travailler plus fort que les autres pour arriver au même résultats. Aucun système organisationnel ne peut faire pour tous, pas de one size fit all ici. La méthode de travail doit se perfectionner au fil des essaies erreurs. Les personnes dyslexiques développent peu à peu, au fil des ans, leur propre techniques de lecture: tant avant la lecture, que durant et après la lecture. De nombreux défis qui jalonnent une montagne à gravir.

 

Reconnaitre

 

En milieu scolaire il sera facile de détecter les lacunes et les difficultés d’une personne dyslexique:

Au niveau orthographe : omissions, inversions, confusions, ajouts, remplacements de lettres, difficultés d’apprentissage des graphies simples et complexes, difficultés à mémoriser l’orthographe d’usage (l’enfant peut écrire le même mot de plusieurs façons différentes en respectant la forme sonore du mot (mézon, meison)), difficultés de copie, difficultés dans l’acquisition des homophones lexicaux (ver, vers, verre, vert…), re déchiffrage ce qu’il vient d’écrire, lenteur d’exécution orthographique.

Au niveau de la rétention des informations : difficultés pour retenir de nouvelles formes sonores à l’oral dans les leçons histoire, mathématiques, grammaire, difficultés pour apprendre la poésie et le « par cœur ».

Au niveau des capacités métaphonologiques : difficultés à manipuler le phonème: rime phonémique (le sons dans le mot), suppression du 1er son, segmentation du mot en sons.

Au niveau comportement : difficultés d’attention et de concentration, phobie scolaire, agitation, anxiété, état dépressif.

 

 

Les résultats d’une étude très récente sur la dyslexique viennent d’être publiés dans la revue britannique Proceedings of the Royal Society, par le physicien Albert Le Floch. Il y aurait, mondialement, 700 millions de personnes touchées. La dyslexie est un problème au niveau de la lecture.

 

Explication anatomique

 

Les physiciens expliquent que les personnes atteintes de dyslexie n’ont aucune dominance oculaire, comparativement aux personnes non dyslexiques. La dominance oculaire est le fait d’avoir un oeil plus fort d’un coté que l’autre ce qui a un lien direct avec le traitement des informations par le cerveau.

 

 

Fonctionnement de la dominance oculaire

 

Les deux captent l’information et l’envoient au cerveau qui va traiter cette information. Les deux yeux ne transportent pas la même information (l’image vue n’est pas la même, d’un coté, par exemple, la lettre b, et de l’autre coté, de l’autre oeil, son image miroir).

Le cerveau traite alors les informations provenant de chaque oeil.  Laquelle des deux images dominera, celle de droite ou celle de gauche ? Tout dépend alors de la dominance oculaire.

 

Les physiciens on développé la nouvelle méthode pour évaluer la dominance oculaire, nommée after image, c’est le fantôme d’une image qui s’imprime et domine.

Pour faire vous même le test voici comment procéder: fixez la télévision ou votre écran d’ordinateur (ou cellulaire); fermez ensuite les yeux. Avec vos mains, couvrez vos yeux et un par un, ouvrez-les.  Dans lequel de vos yeux l’image s’est imprégnée le plus longtemps et clairement ?  Ce dernier est votre oeil dominant, vous possédez donc une dominance oculaire.

Les tests effectués sur les étudiants dyslexiques, sont sans équivoque: aucune personne dyslexique ne présente de dominance oculaire, sans exception.

 

La cause

 

Que signifie l’absence de dominance oculaire ? Au fond,  se trouve le centroïde de Maxwell.  Pour le groupe test, le centroïde de Maxwell a la même forme pour les personnes dyslexiques, alors que pour les non dyslexiques, la forme du Maxwell n’est pas égale dans les deux yeux, ce qui explique la dominance d’un oeil: chaque message arrive donc avec la même importance. Doit-il se fier à l’image vue ou son miroir ? Un cerveau régulier comprend que l’image miroir est moins importante.

 

 


Si vous avez deux yeux qui amènent la même valeur d’image, c’est le cerveau qui est embêté : 

il passe son temps à sauter d’une image à l’autre.


 Albert Le Floch, physicien

 

Les physiciens proposent une première solution: ils ont calculé que le temps de traitement de l’information par le cerveau, l’image analysée dans l’hémisphère gauche et sa transmission par le corps calleux à l’hémisphères droit prend 10 millisecondes. Ils veulent donc profiter de ces millisecondes pour réduire l’importance de l’image miroir et ainsi aider le cerveau à ne traiter que la vraie image.

Ils y sont parvenu avec une lumière pulsée, aboutissant à des résultats hallucinants ! L’inscription et traitement de l’info et la confusion du message n’existent plus !

 

 


Si l'on module la lampe et que l’on utilise ces millisecondes 
pour atténuer la force de l’image miroir, le cerveau est capable de l’éliminer. 
La lecture devient normale.

Albert Le Floch, physicien

 

Cette lumière pulsée a fonctionné avec tous les sujets. Il est important de se rappeler que la dyslexie n’est pas un forme moins bonne d’intelligence, certains de prix Nobels sont d’ailleurs dyslexiques tout comme bon nombre de grands artistes depuis la nuit des temps !

*propos recueillis à partir d’une entrevue réalisée pour Les années lumières, sur la chaine de Radio-Canada, nov. 2017
Albert Le Floch et Guy Ropars

 

 

 

À savoir pour les interventions

 

Il est important de faire avoir au patient atteint de dyslexie que  ses troubles, ses défis et difficultés sont connus; que le professionnel est là pour les surmonter avec lui mais aussi de soutenir pour le travail touchant l’écrit, et analyser avec lui les aides à lui apporter, ains que valider les outils correspondant à ses choix et goûts.

  • Faire de fréquentes références à l’utilité de la lecture (à l’école, mais surtout en dehors de l’école, utilité fonctionnelle, utilité sociale)
  • Adapter la masse du travail à ses possibilités et son rythme
  • Être patient
  • Réhabiliter la notion d’effort
  • Reconnaître tous ses progrès même limités, les valoriser
  • Valoriser l’expression orale
  • Action de sensibilisation / éducation à la différence et à l’accueil dans la classe, dans l’établissement
  • Confier des travaux ou missions de réussites 
  • Éviter les comparaisons avec les travaux des autres
  • Faire un cahier ou un tableau (style mood board ou vision board) de réussite pour le motiver et le valoriser

 

 

Zoothérapie

 

Il semble plus évident maintenant, ayant une meilleure connaissance de la dyslexie, que la zoothérapie réussit particulièrement bien auprès de ces jeunes:

La motivation du professionnel, le non jugement des animaux, les propositions d’interventions variées et les micros objectifs positifs ne sont que quelques-unes de ces raisons.

Plutôt qu’être assis à la table avec tout le poids affectif et les appréhensions que cela entraine, de rouler au sol, d’épeler à 2 pattes, de lire sur l’animal en mouvement, de tracer les lettres dans la crème à barbe…d’écrire sur les animaux, de faire écrire même les animaux…les associations avec une même tâche à effectuer sont tout à fait différentes. Ils en redemandent !

Pour avoir évolué avec d’enfants depuis presque 10 ans, j’ai pu constater que les résultats sont sans équivoque en zoothérapie. Sur la prise en charge du patient, sur le long terme, avec une belle collaboration des intervenants autour du patient on obtient des résultats époustouflants !

 

Découvrez en plus avec les Cours à la Carte proposé par l’IFZA

et si devenir zoothérapeute vous intéresse, L’IFZA vient d’ouvrir sa période d’inscriptions !

 

Au plaisir !
www.zootherapie.ca

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